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  • Madame M

C'est dur d'Être...

C’est dur d’être une femme,

c’est dur d’être un homme,

c’est dur d’être quelqu’un,

c’est dur de n’être personne,

c’est dur de croire, d’avoir confiance

c’est dur d’aimer et d’être aimé.e,

c’est dur de voir, de regarder,

c’est dur d’entendre, d’écouter,

c’est dur de connaître, de savoir,

c’est dur de lire,

c’est dur de comprendre,

c’est dur de dire c’est dur, de parler et de s’exprimer,

c’est dur d’apprendre,

c’est dur d’avancer,

c’est dur de Vivre

La Vie est dure... La Vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais nous n’en n’avons qu’une et nous n’en prenons pas suffisamment soin.


L’humain est cruel, aussi bien l’homme que la femme. La cruauté arrive souvent là où on s’y attend le moins, d’un ami, de la famille, de son amant, de son mari, de son copain, de ses enfants, d’une connaissance, de quelqu’un, d’un inconnu. Ça peut venir aussi de toi.

Il est si simple de blesser, de se blesser, de décevoir, de trahir, de punir, de mentir, de manipuler, de jouer.

Je pense qu’il est plus que primordial de regarder son passé et de le comprendre pour réussir à avancer. L’accepter, c’est surtout savoir se pardonner que l’on soit coupable et/ou responsable en tant qu’adulte. C’est le seul moyen de pouvoir continuer à vivre avec. Il sera pour toujours dans notre tête, dans notre cœur, dans nos mains et cela nous entrave. C’est à nous seul de le ranger dans un coin de notre tête.

Ressasser le passé c’est comme rester ancré dans notre ombre. On vit, en quelque sorte, le moment présent, on le voit, mais on ne le ressent pas. En restant dans son ombre, on peut se faire marcher dessus plus facilement, être déplacé, décalé tout aussi rapidement mais surtout disparaître en un claquement de doigts. Il est important d’aller chercher notre lumière interne et externe, tout ce qui est susceptible d’être positif, pour être en mesure de contrôler cette ombre. Elle sera toujours là, un peu comme une vieille amie. Il est temps de décider quand est ce que nous souhaitons la voir et non plus qu’elle nous rende visite à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, pour une durée indéterminée.

Pourtant on est si bien dans notre zone sombre, dans notre ombre, avec cette amie intime. Cela reste une période désagréable et en même temps réconfortante, parce qu’on la connaît bien, mais surtout parce qu’elle nous connaît parfaitement, mieux que personne. Notre grande amie la Dépression. Je pense que nous la côtoyons tous de temps à autre. Les femmes la touchent du doigt tous les mois. Il faut apprendre à vivre avec. Elle a été créée par nous même, elle fait entièrement partie de nous. #schizophrénie.

Je connais extrêmement bien cette amie, la Dépression,


Pendant quatre ans, peut-être un petit peu moins (probablement depuis très longtemps en fait, je n’avais pas conscience qu’elle était là, entrain de devenir ma collocataire, mon amie intime), elle faisait partie de ma vie. Pas une journée sans sa compagnie. Tous les jours je me réveillais pour passer du temps avec elle, même si je ne voulais pas la voir. Elle était là, elle me regardait, elle me souriait… Elle prenait ses aises et je la laissais prendre de plus en plus de place, je n’y voyais aucun mal. Cela me fait penser au film : « Le Bruit des Glaçons » avec Albert Dupontel et Jean Dujardin, réalisé par Bertrand Blier. Mon mari la voyait, cette chère et tendre… Je pense qu’elle s’est amusée à aller toquer chez lui, plusieurs fois, étant donné mon sale état, mais il a su tenir bon. Merci à l’Amour Inconditionnel.

Etonnement, j’attendais beaucoup d’elle, même si je ne l’aimais pas, je la détestais. J’ai cru qu’elle allait m’aider, mais elle est toxique. Les rares fois où j’arrivais à l’oublier, il était tellement simple pour elle de revenir au galop. Elle me laissait (pas toujours) le temps d’une balade, d’une virée shopping, d’un café… Dès que je refermais la porte de chez moi, elle était déjà là, à m’attendre. Je pensais quelle était magique, qu’elle allait réussir à me sortir de ma pénombre. Cette amie est là pour vous tirer de plus en plus vers le bas, elle a cette capacité à te prouver, qu’il existe encore plus bas, plus sombre, au point que le sol commence à t’attirer, une fenêtre ouverte, se jeter sous un tram, la noyade dans son bain, les lames tranchantes, les médicaments… Heureusement j’ai tenu bon et que je n’aime pas l’alcool, c’est tellement facile de sombrer et s’auto-détruire dans le silence le plus complet et l’indifférence générale. Je pense que beaucoup boivent pour oublier, se cacher ou survivre. J’ai toujours cru en mon merveilleux mari, en nos sentiments, à la Vie qui est injuste et en l’Amour. L’idée m’est vite sortie de la tête, je ne me voyais pas mettre fin à ma relation de la sorte. La tuer elle, c’était me tuer moi. Bizarrement, j’ai cru en moi. Avec l’aide de mon mari et de professionnels, j’ai commencer à comprendre qu’il fallait que j’accepte d’aller mal, qu’après tout ce qui m’était arrivé, c’était normal que je n’aille pas. Que les horreurs étaient passées, que les dangers n’étaient plus là, que j’étais en sécurité, chez moi, dans mon lit. J’ai essayé de chercher des remèdes miracles, j’ai prié aux nouvelles et pleines lunes, j’ai écris, j’ai lu pour trouver comment aller mieux, instaurer une routine, manger différemment, boire des tisanes vaudou haha… J’ai commencé, bêtement, à ne plus passer mes journées dans mon lit. (oui c’est compliqué de sortir de son lit quand la Dépression vit avec toi). Avant, je sortais uniquement pour aller chez les médecins, quand je ne décommandais pas à la dernière minute pour rester cloitrée chez moi ou pour aller travailler, Le taxi, l’aéroport, les gens, le bruit, tout m’angoissait, je n’étais plus capable de voyager seule. La lumière du jour m’agressait, C’était crise d’ angoisse sur crise d’angoisse, avec pleurs et panique constante. Pendant 2 ans, tous les jours, je faisais des crises de paniques, je croyais faire un AVC ou une crise cardiaque tous les soirs au moment de m’endormir, en plus de ça, les cauchemars quotidiens. J’avais peur de dormir, alors que j’adorais ça… Je ne voulais plus fermer les yeux, mais j’étais tellement épuisée…

Je ne remercierai jamais assez mon mari d’avoir pris soin de moi comme il l’a fait.

J’ai changé de psy à plusieurs reprise, j’avais besoin d’un nouveau regard, d’une nouvelle approche, d’une nouvelle aide. J’ai refusé toute prise d’anti dépresseurs, je sais que c’est une grande mode en France, je trouve que c’est la pilule magique des docteurs… ça leur fait gagner du temps, ça cache le problème mais ça ne le résout point. Un peu comme la situation actuelle, « vous avez des cheveux blancs et quand vous regardez une film, vous pleurez ? Allez vous faire dépister, vous avez certainement le Covid-19 ». Anti-dépresseur ? Peut être, mais dans des situations bien particulières avec un suivi +++, qui à mon avis, n’est le cas nul part. La médecine conventionnelle me dépasse, (un peu comme le système actuel) C’est une course contre le temps, et avec comme but : l’Argent et le Pouvoir ! Si tu ne rentres pas dans le moule : CIAO ! C’est d’ailleurs pour ça que je me suis tournée vers les médecines douces comme alternative.



Malgré tout ça, je n’allais toujours pas bien. J’étais souvent triste. J’ai arrêté la pilule également parce qu’elle me maintenait en mode Zombie et me rajoutais des excès de colère, de violence, de tristesse et d’hystérie*….

Quand on est amie avec la Dépression, on survit dans l’attente de quelque chose, d’une aide, d’un soutien, d’un changement, de magie…

J’attendais ce fameux moment, comme on attend le marchand de sable ou le Père Noël. On se conforte dans l’idée que ça va arriver. Je croyais qu’un jour quelqu’un, quelque chose viendrait déclencher, provoquer ce déclic pour pouvoir aller mieux. Même l’immense soutien de mon adoré, n’était pas suffisant pour aller bien. Je le voyais se battre et lutter contre ma dépression, quotidiennement, il a réussi à me maintenir la tête hors de l’eau. Il commençait lui aussi à fatiguer, car c’est usant de vivre avec quelqu’un qui souffre de cette maladie. Oui, c’est une maladie. Il est important de la prendre réellement au sérieux et d’apporter un soutien réel et non fictif. J’ai eu des centaines de messages de personnes que je connaissais ou pas, qui disaient me soutenir, mais dans la vraie vie, où étaient-ils? C’est la question que je me posais, souvent, un peu le même type de soutiens que j’ai eu pour ma carrière de danseuse. Par la suite j’ai compris. J’ai compris que j’étais belle et bien seule face à cette amie. Que moi seule pouvait gérer ma relation avec elle… ça a commencé à cliquer dans ma tête, j’ai commencé à comprendre et à réaliser. Il est important de garder en tête, que nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Responsable Différent de Coupable !! J’ai mis du temps à comprendre. Vraiment. Il est important de trouver du soutien pour aider, pour aider à survivre, à surmonter, à garder la tête hors de l’eau mais vous êtes la seule à décider de continuer à vivre ou non. C’est là où tout se joue. Je n’étais pas capable et pendant longtemps de vivre pour moi. Je ne savais même pas ce que ça voulait dire. J’étais capable de tout pour les autres, mais pour moi, je passais systématiquement après, voir pas du tout, ce n’était pas important. J’avais beau avoir entendu maintes et maintes fois les mêmes discours, paroles… Tant que tu n’es pas prêt à écouter et surtout à comprendre, rien ne changera, et la dépression restera ta meilleure amie.

Pour elle, on est capable de beaucoup de chose, car d’un certain coté, c’est une partie de nous. On lui trouve du temps, souvent à ne rien faire, des excuses pour rester avec elle. Elle se nourrit à notre place, nous laissant sans appétit. Elle dort en nous, et elle prend toute la place dans le lit, ou sur le canapé. La sieste de 3h ne suffit plus, on est encore plus fatigué qu’avant, alors on se rendort… L’hypersomnie, être capable de dormir vingt heures dans une journée et être épuisée… On est capable aussi de la laisser de coté un petit moment, pour aller s’occuper des autres et des personnes à qui on tient, car il nous reste assez de force pour faire croire que l'on va bien, on sourit, on rit parfois. On ne veut pas que les autres s’inquiètent, car si quelqu’un est inquiet à notre sujet, ça veut dire que nous allons pas bien… Et c’est là où il faut prendre conscience. La dépression est une maladie : « qui est en mauvais état ». Dans notre société ça fait mauvais genre. Et pourtant, c’est par là qu’il faut commencer le chemin de la guérison.

Accepter de ne pas aller, ou pas. C’est ton choix.

Je pense que les chemins divergent à ce moment précis.

Soit on reste dans cet état, en mode survie, à s’apitoyer sur son sort, à subir, en espérant qu’un jour tout ira mieux, sans vraiment y croire, parfois même en espérant que ça ne s’arrangera jamais, en espérant ne pas se réveiller un matin pour que tout s’arrête.

Peut être même sans en avoir conscience, on aura tendance à croire que les autres sont responsables de notre vie et de nos malheurs, de nos envies, de nos jalousies, de tout ce qui nous appartient pas…

Mais la vie, aussi difficile soit elle, fait bien les choses. Elle apporte je pense, à tout moment, un évènement qui va pousser à la réflexion, enfin je l’espère !

Soit on décide de se prendre en main, de changer et d’avancer. Mais les gens n’aiment pas le changement, car il est toujours vu comme quelque chose de négatif ou qui fait peur, et pourtant… Un changement est souvent positif, très positif, voir salvateur

C’est à ce moment-là que j’ai pris le temps d’ouvrir les yeux et de prendre conscience que c’est moi qui avais la clé, la solution pour me défaire de cette fameuse amie. Elle m’attend tous les jours derrière cette porte où je l’ai enfermée, elle est certes, toujours en moi, et qu’à la moindre « déception » elle pourrait revenir en défonçant la porte. A ce moment là, je devrais prendre le temps d’accepter cette nouvelle situation pour pouvoir y faire face. Elle est revenue l’année dernière, suite au décès de notre petit nous, je savais qu’elle allait arrivée, je l’ai vu arriver, tout doucement. J’étais presque rassurée qu’elle soit venue aussi vite. J’ai pu discuter avec elle, prendre conscience et accepter qu’elle était belle et bien là. Ca a été intense, mais court. Je suis toujours triste quand j’y pense, parce que ça représente tout de même le miracle de la vie, de notre vie et de notre Amour. Nous avons appris à vivre avec, nous en parlons souvent, nous le savons en sécurité, loin de ce monde qui part en vrille.

Je me rends compte que la plupart des gens sont dépressifs ou déprimés par leur vie, leur choix de vie, leur travail, leurs amis, leur famille. Rares, sont les gens véritablement posés et sereins. Je trouve cela triste. Comme si c’était devenu une mode, un mode de vie. Que peut de gens prennent cette maladie au sérieux, un peu comme l’alcoolisme finalement. Le fait d’en parler, même à des professionnels, est à double tranchant, tu te retrouves avec une étiquette (à vie) et une ordonnance, en pensant bien faire et potentiellement être aider, mais tu sers simplement de cobaye ou tu deviens une énième hystérique à traiter… Même les psy réputés, restent néanmoins des gens, et que leur « objectivité » se perd au fur et à mesure des séances. Je pense tout de même qu’il est important de consulter, et d’être accompagné par des professionnels pour comprendre et se faire aider, peut être pas sur du long terme, mais pendant un temps. La personne qu’elle soit diplômée ou non, te jugeras forcément à un moment, c’est humain. Pas en pensant en mal (ou pas), mais elle le fera quand même. Peut être est-il le temps d’arrêter d’avoir peur et de perdre du temps à se fier à la « normalité » ? Dans tous les cas la personne qui sera apte de te juger le plus durement, ce sera toi, et uniquement toi.

La mort nous rend vivant. Etre mis face à elle, peut provoquer ce déclic qui nous fera sortir de notre dépression. C’est ce que je retiens de ma petite expérience de la Vie… La mort d’un proche est le déclencheur tant attendu malheureusement. Soit cet élément nous renforce, soit il nous détruit. C’est à nous de choisir notre réaction, cela peut mettre plus ou moins de temps. Ca n’enlève évidemment pas la douleur ni la tristesse.

Comme ci la mort, remettait tout en question, comme si c’était le moment de faire un Reset. C’est le moment de prendre soin de soi, de se découvrir, de se rencontrer… C’est le moment d’être égoïste.

Je pense sincèrement qu’il est possible d’aller plus loin seul.e, sans forcément être entouré.e. Il faut apprendre à s’écouter, à se respecter, à faire ses propres choix, à faire ce que l’on sent vraiment au fin fond de nous, sans nous juger, sans penser à : « mais qu’est-ce qu’ils vont dire ? Qu’est-ce qu’ils vont penser ? Je vais forcément me faire juger »

Si cela reste au premier plan dans notre tête, je resterai encore, voire d’autant plus, dans ma zone d’ombre. Cette zone où je me sens en sécurité, là où j’ai l’habitude d’être jugé.e par les autres, par moi. Dans tous les cas tout le monde jugera que ça soit bien ou mal. Il est important d’en prendre conscience maintenant que ce que l’on fait il faut le faire pour soi.

Je trouve que la vie est dure, extrêmement dure, complexe et d’une beauté rare, exceptionnelle. Qu’elle à la possibilité de nous montrer les extrêmes. A nous de trouver notre équilibre.

« On a toujours le choix »

Nous pouvons passer notre temps à nous plaindre de cette vie, à la subir, à râler.

Certes, tous les malheurs peuvent arriver, mais ce qui est important, c’est la façon dont vous allez rebondir, la façon dont vous allez réagir à tous ces désagréments, à toutes ces surprises, c’est ce qui est primordial. Prendre du recul sur toute les situations. Nous sommes notre propre pouvoir et notre propre motivation.

Ce n’est pas « grave » d’aller mal, ça arrive.

Prendre conscience : Prendre le temps, Accepter, Comprendre, Pardonner, Remercier, Se Ressourcer, Aimer, Avancer, Remercier encore.

J’ai été en veille pendant 4 ans, j’étais en mode automatique la majorité de ma vie. Aujourd’hui, je vis enfin en pleine conscience. Ce n’est pas facile tous les jours, car je trouve que tout va trop vite, je m’efforce à m’ancrer dans le moment présent et à profiter d’absolument tout. Je ne suis pas à l’abris d’un nouveau malheur, certes, mais je n’y pense pas. Il m’arrive de penser à mon passé, sans forcement m’en rendre compte, mais quand j’en prends conscience, je décide alors de me pardonner d’avoir eu ces pensées, et je passe à autre chose. Ca m’évite de broyer du noir et de perdre ma « bonne » humeur.

C’est un chemin quotidien et le chemin est long.

Je sais que cette fameuse amie est toujours cachée derrière la porte, mais je n’ai pas du tout envie de la voir, et je ne fais rien pour la laisser venir me voir.

J’apprends à vivre avec moi même. En tant que Femme, il est d’autant plus difficile je trouve, car nous sommes cycliques, contrairement à nos amis les hommes qui sont linéaires, mais qui subissent nos changements d’humeur. Il m’est difficile de savoir que chaque mois, chaque cycle, je vais me sentir en harmonie avec qui je suis pendant environ 2 semaines, et le reste du temps, j’ai l’impression de lutter contre moi, contre cette noirceur qui surgit et que je ne contrôle pas. Je commence à me rendre compte de tout cela, c’est un début. C’est difficile de se voir faner sur cette partie du cycle, même si le printemps arrive rapidement. Apprendre à vivre avec ses émotions et ses humeurs qui changent et qui s’invitent contre notre volonté. Il faut apprendre à faire avec. J’apprends tous les jours, et Alexandre est une précieuse aide. Il me connait assez bien (pour ne pas dire parfaitement) pour m’aider à prendre du temps pour moi dans cette partie du cycle. Comme si j’était obligée de prendre ce repos forcé que mon corps m’impose. Je n’ai pas encore trouvé la clé pour vivre en harmonie avec.

Il m’a fallu aller chercher ce reset au fond de moi pour me mettre en pause, en veille, pour pouvoir guérir, pour comprendre pourquoi. J’ai rapidement compris qu’il n’y a pas spécialement de réponse au pourquoi, mais je vois ça plutôt comme une invitation à changer, que l’on accepte ou pas.

Un matin, je me suis levée avec de la motivation, avec une envie, le moment magique est arrivé, comme tombé du ciel. Je n’ai pas spécialement de but dans la vie mais j’ai compris que j’étais entrain de passer à côté de quelque chose. Je me suis toujours dit, que pour prendre conscience des choses il fallait chercher, trouver ailleurs... Alors qu'il m'a suffit d'arrêter de courir et de chercher, c'était là, sous mes yeux depuis le début... Et ce quelque chose, c’est Moi. Le lâcher prise a pris tout son sens. 

Je vous invite fortement à prendre le temps de vivre avec vous, à vous rencontrer, à vous découvrir, à vous connaître, à discuter avec vous, votre « moi-profond », votre subconscient, avec votre petite fille à l’intérieur de vous si vous êtes une femme. A découvrir ce dialogue interne entre votre corps et votre esprit. Simplement prendre le temps d’être en quête d’amour pour soi, pour pouvoir offrir un meilleur monde autour de nous, pour pouvoir mieux donner et donner différemment, donner en pleine conscience, donner réellement en y prenant plaisir et pas simplement par politesse. Prendre le temps de retrouver le fond des choses, la bonté, faire place à sa vulnérabilité… J’ai toujours été très naïve. J’ai toujours cru que chaque humain donnait le meilleur de lui même, tout le temps, à tout le monde et même les personnes les plus odieuses, affreuses, tout simplement mauvaises, avaient quand même un minimum de beauté en elles. Je te dis pas la désillusion et la déception quand j’ai ouvert les yeux. Ca a piqué très fort… J’ai mis du temps à m’en remettre. Maintenant, je pense avoir assez d’armes en ma possession pour pouvoir me protéger (en plus du masque et du lavage de mains) mais je ne suis pas à l’abris d’une nouvelle attaque, je ferai de mon mieux et je repasserai par ces étapes qui m’ont été d’une immense utilitées, c’est aussi pour ça que je prends le temps de les partager. Il est important de se soutenir, et si je peux aider, je serai ravie.

Il est l'heure de prendre soin de toi, soin de vous, soin de nous pour avoir de meilleures émotions, énergies, de meilleures journées, des moments plus agréables, des meilleures nuits de sommeil, une meilleure séance de sport... Prendre le temps sous la douche à regarder le savon, à savourer le contact du peau à peau, à savourer le contact de l’eau qui coule sur notre corps, de l’eau chaude, de l’eau froide qui provoque des sensations, des fous rires, des frissons.


Il est grand temps de se reconnecter à soi-même pour pouvoir offrir le meilleur de nous-mêmes aux autres mais surtout à soi. Si tu ne vas pas bien, tu ne peux pas aider les autres. Rester honnête avec soi même.


L’erreur est humaine.


Notre monde est constamment à la recherche du plus et je ne comprends pas pourquoi. Si chacun ralentissait, tout irait mieux, à mon avis.


Alors, prenez soin et du temps pour vous, encore plus si tu vis avec ton « Amie ».

/Madame M.

*hystérie : "Maladie chronique longtemps considérée comme particulière aux femmes" Ha...Ha... Etymologie : du latin Hystericus (relatif à l'Utérus).



P.S. : après plusieurs lectures, il est possible que l’état de santé de notre microBiotes ait un impact sur nos humeurs.

Manger sainement est d’autant plus important.

Je découvre aussi les bienfaits du sport. Peut être un prochain article sur ces sujets.


P.S. 2 : Pour gérer mes angoisses, le simple fait d'en prendre conscience et de le dire à haute voix : "je suis entrain de faire une angoisse", me calme assez rapidement. Ca permet aussi de prévenir la personne avec qui tu es.

J'ai toujours un éventail dans mon sac, car j'ai souvent des coups de chaud. M'éventer m'aide à évacuer.

Il y a quelques temps, j'ai récupéré la montre Fitbit d'Alexandre. Je peux vérifier mon rythme cardiaque. Ce qui m'a rassuré, car j'ai pu me rendre compte que mes sensations de panique, notamment de mon coeur, n'étaient pas "réelles".  

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©2020 par Tatiana Udry - neoswingfit@gmail.com